L'été, les vacances, c'est la période où l'on se dit qu'on aura plus
de temps pour bloguer. Et puis non. C'est un syndrome que connaissent
aussi les retraités, paraît-il.
Alors voilà, je n'ai
pas grand chose à écrire. Ce matin, je suis allée à la piscine et cet
après-midi, au cinéma. Les cinémas sont climatisés, ce qui est
formidable en période de canicule.
Et puis nous avons vu deux films rafraîchissants, Marius et Fanny,
et même si nous connaissions déjà l'histoire, ce drame provençal, dans
ses décors d'un Marseille d'autrefois, un décor tout cinématographique,
tout plein de ses clichés, de ses cendriers Amer Picon, de ses chaises
en rotin et de ses robes à fleurs dans un port bleu méditerranée et
blanc cassé comme les vieux murs passés à la chaux et les voiles battues par les vents, ce
film qui n'efface pas tout à fait Raimu nous a ému, presque comme une
madeleine trempée dans du pastis. Ou comme l'odeur des navettes à la
fleur d'oranger.
Cela m'a presque donné envie
d'étudier ça avec mes élèves d'aujourd'hui, moi qui, autrefois, avais
découvert ces pièces au collège. La partie de carte, cela pourra
toujours les faire rire et puis l'histoire d'amour est belle : il y a un
peu de Molière et un peu de Racine...Il y a l'esprit français, dans
tout ça et puis des sentiments universels.
C'est une idée à creuser...
CC
mardi 23 juillet 2013
jeudi 11 juillet 2013
Ecrire pour des inconnus ?
Si ce blog se nomme "Je hais les journaux intimes", c'est bien parce que ce n'est pas, justement, un journal intime. C'est un journal extime, comme disait Michel Tournier. C'est ce qui est extérieur à moi que je commente, toujours peu ou proue en rapport avec l'actualité ou les événements qui surviennent dans ma petite vie.
Cependant, parfois, quand je ne vais pas fort, j'écris des choses plus personnelles. Mais je pense toujours que personne ne me lira. Je regarde les statistiques et je confirme : la plupart des lecteurs sont des gens que je connais aussi dans la vraie vie, qui sont des amis et qui savent déjà un peu ce que j'écris là. Les autres visiteurs tombent sur ce blog par hasard, en tapant souvent "Achille et Patrocle" ou "journals intimes". (sic.) Et puis avec une moyenne de 30 visites par jour, hein...
Mais voilà qu'il y a des gens qui me lisent alors qu'ils ne me connaissent pas. Je n'en avais pas pris conscience, vraiment. Et je ne sais pas trop comment je le vis. Je crois que soudain je ressens une gêne immense, une envie de me cacher. En même temps, j'ai envie de continuer à écrire sans me soucier des gens qui lisent : j'écris avant tout pour moi, c'est égoïste, mais c'est salutaire, ça me permet d'organiser un peu mes pensées foutraques, ça me permet de me créer des souvenirs, d'y revenir quelques temps après, de me pencher sur ce que j'étais à un moment donné...
Lorsque j'écris en sachant que je suis lue par des proches, c'est une assurance de faire passer certains messages, puisque je suis peu loquace dans la vraie vie. Mais me sentir comme épiée par des gens que je ne connais pas me procure un sentiment d'insécurité et une légère paranoïa que je n'aime pas du tout...
Bref.
Encore un billet sans intérêt !
CC
Cependant, parfois, quand je ne vais pas fort, j'écris des choses plus personnelles. Mais je pense toujours que personne ne me lira. Je regarde les statistiques et je confirme : la plupart des lecteurs sont des gens que je connais aussi dans la vraie vie, qui sont des amis et qui savent déjà un peu ce que j'écris là. Les autres visiteurs tombent sur ce blog par hasard, en tapant souvent "Achille et Patrocle" ou "journals intimes". (sic.) Et puis avec une moyenne de 30 visites par jour, hein...
Mais voilà qu'il y a des gens qui me lisent alors qu'ils ne me connaissent pas. Je n'en avais pas pris conscience, vraiment. Et je ne sais pas trop comment je le vis. Je crois que soudain je ressens une gêne immense, une envie de me cacher. En même temps, j'ai envie de continuer à écrire sans me soucier des gens qui lisent : j'écris avant tout pour moi, c'est égoïste, mais c'est salutaire, ça me permet d'organiser un peu mes pensées foutraques, ça me permet de me créer des souvenirs, d'y revenir quelques temps après, de me pencher sur ce que j'étais à un moment donné...
Lorsque j'écris en sachant que je suis lue par des proches, c'est une assurance de faire passer certains messages, puisque je suis peu loquace dans la vraie vie. Mais me sentir comme épiée par des gens que je ne connais pas me procure un sentiment d'insécurité et une légère paranoïa que je n'aime pas du tout...
Bref.
Encore un billet sans intérêt !
CC
mardi 9 juillet 2013
La radio des blogueurs
Voilà encore une année qui s'est écoulée bien vite et voilà le retour, déjà, de la radio des blogueurs ! J'ai été taguée quelques fois et il me semble que je suis bien en retard pour répondre !
Cette année, je propose une chanson d'Alexis HK qui parle de ma génération...Fils de...
CC
Cette année, je propose une chanson d'Alexis HK qui parle de ma génération...Fils de...
CC
samedi 29 juin 2013
Out, outer, outing
Voilà les mots qu'on utilise quand on veut parler du moment où quelqu'un choisit de dire qu'il est homosexuel (ou le moment où quelqu'un le dit pour lui).
C'est assez violent. La traduction de ce verbe est sortir. Dans l'imaginaire, c'est une sortie manu militari, avec larmes et cris...
L'autre jour, un collègue n'a pas voulu m'outer auprès d'une collègue, mais une troisième l'a fait sans y penser. Le premier collègue est venu m'en parler, la troisième aussi, mais elle savait que ça ne me posait pas de problème, parce qu'elle me connait bien.
C'est assez étrange. C'est comme si on faisait des secrets et des mystères sur moi, dans mon dos.
Imaginez la situation pour une personne hétérosexuelle.
"Excuse-moi. J'ai dit à la collègue de maths que tu es hétéro : ça m'a échappé, on parlait de nos week-end et j'ai dit que je t'avais rencontrée au ciné avec Damien, ton mari. Tu ne m'en veux pas, j'espère."
On trouverait cela bizarre, non ?
J'aimerais qu'on parle de moi normalement, sans se poser de question.
J'ai conscience que mon orientation sexuelle pourrait me mettre en danger, si elle était connue de gens mal intentionnés. Mais lorsqu'on est entre personnes de confiance, c'est différent, non ?
CC
C'est assez violent. La traduction de ce verbe est sortir. Dans l'imaginaire, c'est une sortie manu militari, avec larmes et cris...
L'autre jour, un collègue n'a pas voulu m'outer auprès d'une collègue, mais une troisième l'a fait sans y penser. Le premier collègue est venu m'en parler, la troisième aussi, mais elle savait que ça ne me posait pas de problème, parce qu'elle me connait bien.
C'est assez étrange. C'est comme si on faisait des secrets et des mystères sur moi, dans mon dos.
Imaginez la situation pour une personne hétérosexuelle.
"Excuse-moi. J'ai dit à la collègue de maths que tu es hétéro : ça m'a échappé, on parlait de nos week-end et j'ai dit que je t'avais rencontrée au ciné avec Damien, ton mari. Tu ne m'en veux pas, j'espère."
On trouverait cela bizarre, non ?
J'aimerais qu'on parle de moi normalement, sans se poser de question.
J'ai conscience que mon orientation sexuelle pourrait me mettre en danger, si elle était connue de gens mal intentionnés. Mais lorsqu'on est entre personnes de confiance, c'est différent, non ?
CC
dimanche 23 juin 2013
I don't love you no more
Une bombe sur scène...Cette musique soul pleine d'énergie et ces couleurs musicales délicieusement rétro...C'était encore un bon moment au festival Rencontres et Racines !
samedi 22 juin 2013
J'aime le bruit que fait la vie
J'aime bien quand les basses de la musique trop forte me font vibrer la poitrine.
J'aime bien la foule qui se détend, d'un coup, après une semaine de labeur.
J'aime la bière et même les odeurs de pétards.
J'aime bien cette foule souriante et apaisée.
Les rapports humains changent. Même dans la bousculade, les gens s'excusent avec le sourire : l'agressivité de tous les jours est gommée par la musique et l'alcool. On est là pour se vider la tête, pour oublier les soucis. C'est un plaisir sensuel, une sorte d'orgie de bruits et de rencontres.
J'aime le festival Rencontres et Racines...
CC
J'aime bien la foule qui se détend, d'un coup, après une semaine de labeur.
J'aime la bière et même les odeurs de pétards.
J'aime bien cette foule souriante et apaisée.
Les rapports humains changent. Même dans la bousculade, les gens s'excusent avec le sourire : l'agressivité de tous les jours est gommée par la musique et l'alcool. On est là pour se vider la tête, pour oublier les soucis. C'est un plaisir sensuel, une sorte d'orgie de bruits et de rencontres.
J'aime le festival Rencontres et Racines...
CC
vendredi 7 juin 2013
Heymoonshaker
J'ai vraiment hâte de découvrir ça sur scène ! Du blues, une "human beat box" d'exception, une voix bien cassée, bien rugueuse, bien écorchée, comme je les aime...
Ce sera à Rencontres et Racines, à Audincourt, le 22 juin !
CC
Ce sera à Rencontres et Racines, à Audincourt, le 22 juin !
CC
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