lundi 19 août 2013

Si loin, si proche

Partir dans le but de se dépayser, c'est presque un leurre : on part en fait pour trouver ce qui nous ressemble et pour chercher ce qui va résonner en nous comme une part d'humanité profonde. L'autre est là pour nous rassurer sur nous-même.



Mon émotion était grande, devant les paysans dans les rizières, sans doute parce que j'ai reconnu là le travail et l'amour de la terre qui animaient mes ancêtres, mon père, mon frère. La fierté de faire pousser, de produire quelque chose de noble et de beau, sans économiser la sueur, en bravant les éléments, en faisant fi de la chaleur ou de la pluie, ou plutôt, en faisant avec. Voilà ce qui a résonné en moi. Ici, on travaille la vigne, le blé et le maïs. Là-bas, on fait pousser le riz, on le vanne, on travaille à la main, on n'a pas toutes les grosses machines qu'on a ici. Un peu comme si on revenait quelques dizaines d'années en arrière. Mais les gestes se ressemblent.



Il est idiot de vouloir comparer des paysages ou des coutumes, lorsqu'on voyage, mais on se retrouve malgré tout.

CC

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