mardi 5 juillet 2016

Où se niche la fierté...

Une photo publiée par @cycee le

Ce n'est rien, ou pas grand chose, juste quelque chose qui chiffonne, quelque chose qu'on se reproche un peu, une petite faiblesse, un moment de honte vite dilué par la vie. Mais quand même.

C'est un moment dans la conversation où l'on dit un peu vite et sans articuler "mon amie", au lieu de "mon épouse", à une collègue à qui on n'a jamais dit qu'on était lesbienne. Tout simplement parce que la situation ne s'est pas présentée, parce qu'on a la réputation d'être discrète sur sa vie privée, parce que ce n'était pas le sujet, parce qu'on parle finalement rarement de sa sexualité (et c'est tant mieux, la plupart du temps)...

Aujourd'hui, c'est simplement que ce serait tombé comme un cheveu sur la soupe, qu'il aurait fallu expliquer, peut-être, que cela aurait pris du temps, que cela aurait provoqué un malaise, allez savoir...parce que l'instant était à la fête et que l'on ne veut pas peser, soudain, quand l'atmosphère est légère...

Bref, j'ai dit, bien vite, sans m'attarder, en ayant un peu honte "mon amie", à la place de "mon épouse". Et je n'en suis pas fière...

CC

3 commentaires:

  1. Ça aurait été pire si tu avais dit "une amie ". Dans "mon amie" il y a "mon" qui sous entend qu'il y en a qu'une, rien qu'à toi. Bises. Magali

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    1. Bien sûr, qu'il y en a qu'une :) !
      Mais toi qui es une militante, tu sais que parfois, il faut beaucoup de courage...Il arrive que les forces me manquent...
      Bises Magali

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  2. L'obscurantisme dans notre société est encore force de loi, comment, alors, ne pas agir de façon discrète en protégeant sa vie privée.
    Aucune honte à avoir, le conformisme règne en maître et l'intolérance est monnaie courante, afficher sa nature, ses sentiments sont malheureusement, et je le déplore, encore trop mal perçus pour s'aventurer dans des explications qui n'ont pas lieu d'être, puisque c'est ta vie, et que l'amour est la plus belle chose qui vaille la peine d'être partagé !

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