mardi 11 octobre 2016

Une petite minute

Depuis que je suis toute petite, depuis le catéchisme et la messe, en fait, depuis qu'on me conseille de faire des prières, alors que je ne sais pas faire de prière, je me dis parfois que modestement, déjà, s'il ne pouvait rien se produire de dramatique pendant une minute, une seule petite minute de répit, sans mort, sans violence, sans traumatisme crânien, sans même que quelqu'un se retourne un ongle ou marche sur un lego, alors, déjà, nous aurions beaucoup de chance.

Mais chaque minute, des drames et des catastrophes, inexorables, comme le va et le vient d'un balancier d'horloge, font le bruit de fond de nos vies. Tic ! Un tremblement de terre...Tac ! Une ville rasée par des bombes...Tic ! Un ami a le cancer...Tac ! Un bus de collégiens tombe dans un ravin...

Pas de sommeil possible, pas de rêve, pas de rose. La misère s'abat sur le monde, la violence, la guerre, la souffrance. Et quand on prend une pause, quand on croit qu'on peut tourner les yeux, un instant, vers quelque chose de beau, de léger, de frais, on se prend en pleine face le malheur, encore et encore. 




2 commentaires:

  1. Effectivement, Cycee, il est bien difficile, dans le contexte actuel, de voir quelque chose de bon, de beau dans l'Homme. Dans le monde qui nous entoure, violence, humiliation, désespoir, souffrance, indifférence ... Sont des réalités qu'il nous faut, chaque jour, combattre.
    Résister est le maître mot, résister à la morosité ambiante, résister face à la haine, résister à la tentation de voir croître en nous, la violence des mots qui tuent aussi précisément que les Kalachnikovs, résister pour ne pas fermer nos cœurs et nos bras, pour que " L'HUMAIN " qui sommeille en nous, se réveille. Ne pas céder au désespoir, ouvrir grands nos yeux pour que les horreurs des guerres, les souffrances, ne deviennent pas indifférentes. Entendre les cris de ceux qui lancent des S.O.S. pour que renaisse l'espoir.
    Rien n'est perdu, j'ai encore foi en L' HUMANITÉ !
    J'ai en tête, les paroles de J.Brel, toutes utopiques qu'elles fussent, sont si empruntes de vérité -" il est paraît-il, des terres brûlées donnant plus de blé qu'un meilleur avril,
    Et quand vient le soir, pour qu'un ciel flamboie, le rouge et le noir ne s'épousent-ils pas."

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  2. ZUT ! Je me suis trompée de texte, dans la réponse que je voulais apporter à ton article.... Tant pis, je le laisse ! 🙀😉 !

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