lundi 15 octobre 2012

Cafard et idées noires...

Quand ça ne va pas, quand je n'ai pas la tête à ça, la tête à quoi ? à rire et à chanter, quand je n'ai pas le coeur à danser, alors je me replie sur moi. Quand le ciel est gris, je ferme les volets, je ne sors pas dehors.

Je n'entends plus les mots et les discussions me font bailler, j'ai l'impression de devoir être ailleurs, de m'ennuyer. J'expédie les gens au téléphone, mon esprit s'égare quand ils me parlent, je ne suis plus là.

Je ne pleure pas devant les autres. On croit peut-être que je suis sèche et sans âme. On croit peut-être que je n'ai pas de peine. Je me suis juste endurcie pour ne pas faire chier les gens avec ma douleur. La nuit, je pleure à gros bouillons dans mon oreiller.

C'est peut-être le signe d'une dépression. Je ne sais pas. Ma thérapie passe aussi parce que j'écris ici ou ailleurs. Et puis, avec le temps, comme dit Léo...Avec le temps...je ne crois pas qu'on oublie, je ne crois pas que tout s'en aille...Mais on apprend à vivre avec les souvenirs, qui deviennent comme une présence apaisante et un guide.

Mais pour l'instant, je ne suis pas encore pleinement consciente de la mort de mon père. Je retournerai en Savoie ce week-end et il me semble qu'il sera là. Evidemment, il y a ce poème de Péguy, celui qui explique que la mort n'est rien et qu'on ne fait que passer dans la pièce d'à côté. Mais il y a aussi les mots de Sully Prud'Homme :

C'est aux premiers regards portés,
En famille, autour de la table,
Sur les sièges plus écartés,
Que se fait l'adieu véritable.


Je redoute ce moment-là...

CC

4 commentaires:

  1. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  2. Pleurer devant les autres n'est en rien un signe de faiblesse. C'est le propre de ceux qui pensent que ce moment d'intimité vaut l'amitié de notre entourage. C'est courageux et humain.

    Je ne retiens jamais mes larmes quand j'éprouve ce besoin d'exprimer ma peine, ma colère, voire ma joie.


    Pleurer, c'est aussi se libérer, c'est s'exprimer sans les mots, avec des sanglots. Extérioriser son ressenti, c'est se donner les moyens d'avancer.

    Pleurons.

    Amitié. (bembelly).

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  3. De grosses bises pour passer cette période délicate. Un de ces jours, quand tu le sentiras, on boira un verre ensemble et tu nous raconteras ton père.

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  4. Oh, comme ça me rappelle..quelqu'un.

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