mardi 27 novembre 2012

Partir, revenir...

Étonnamment, mon cœur balance...

"J'ai eu tort je suis revenue dans cette ville au loin perdue où j'avais passé mon enfance..." 

"J'ai quitté mon chêne, comme un saligaud, mon copain le chêne, mon alter ego..."

Partir, revenir...Fuir, échapper ou libérer les autres de sa présence...

C'est un des problèmes...

Je suis partie loin, parce que je voulais me protéger. Je le croyais. Je voulais vivre ma vie. Je sentais que le poids de la mémoire, du modèle était trop pesant pour moi.

Aujourd'hui, je me demande dans quelle mesure je ne suis pas partie pour protéger les autres, pour vivre à l'abri des regards et du qu'en dira-t-on. Pour protéger mon père.

Je ne suis plus sûre d'avoir fait ce choix pour moi. Même si je ne regrette rien et que je suis bien, ici ou là...On est toujours bien, où que l'on soit, si l'on est bien dans sa tête...Ma vie est là où est mon cœur. Mais revenir sur ses choix, les mesurer à l'aune du présent, se retourner sur ce qui a fait le chemin d'aujourd'hui, c'est une nécessité...

Retrouver la parole, cela va avec...Je chemine, entre les lieux et entre les gens...

Merci à ceux qui savent m'écouter, même si ma parole est chaotique et désordonnée...C'est que je n'avais pas l'habitude de parler...

CC


2 commentaires:

  1. je crois que tu a raison on ai bien la ou on ai bien dans sa tete et surtout dans son coeur. si tu n'a aucun regret alors c'est que tu a fait le bon choix ... bisous laetitia

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  2. Je vais encore vous parler de livres, de romans.
    Patricia Highsmith a écrit un roman intitulé "Carol", je ne sais plus quand, je ne vérifie pas, mais il y a déjà bonne lurette. C'est un roman où il est question d'amour lesbien. Roman dérangeant pour l'époque, et cruel, comme tous ceux de cet auteur. Dans la préface revue et corrigée quelques années après, elle s'étonne du nombre extraordinaire de lettres qu'elle a reçues de lecteurs homosexuels provinciaux qui lui racontent leur souffrance. Elle recommandait vivement d'aller vivre anonymement dans les grandes villes. Comme les temps ont changé ! Je connais des homosexuels mâles qui vivent à la campagne sans être ennuyés, sans être (en tout cas, pas ouvertement) mal perçus. L'un d'eux est professeur dans un collège rural.

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